Ce soir de mars, la tempête accompagnée de la marée défie la côte avec fureur. J'observe depuis ma voiture. Les trombes du ciel de la mer se mélangent dans les dernières lueurs, donnant un effet de fin du monde dans l'objectif. Un rayon de soleil surgit, la mer, devient verte, un ciel d'apocalypse et cette vague qui s'éclate. Clic ! Dans la boite.
Dernière escapade en Aquitaine au mois de février, l'océan est calme, les barrières dunaires sont toujours présentes, mais des insouciants y ont fait une brèche pour accéder plus vite à la plage, par cette ‘astuce' ils ont gagné une cinquantaine de mètres, mais cette ouverture va permettre à la mer d'engloutir des tonnes de sable à la prochaine tempête. La dune à cet endroit a reculée de plus de deux cent mètres en trente ans.
Je trouvais cette tulipe très décorative, et avais projeté de la photographier. Elle était noyée dans un parterre de fleurs dans le jardin, ce qui ne la mettait pas en valeur. J’ai attendu le soir au moment où le soleil l’éclairait de trois quarts, en voyant l’image brute, j’ai eu l’idée de faire un détourage et de l’isoler sur un fond noir. On pourrait l’appeler « Printemps flamboyant ».
Corps de garde ou maison des douaniers, elle date du XVII siècle, 1695, son toit est en pierres, comme beaucoup d’autres de cette époque dans la région. (On rapporte que lors des relèves de garde sous louis XIV et après, les gens profitaient de l’absence des soldats ou des miliciens pour voler la charpente dans le but de faire du feu) C’est apparemment la première construction du hameau de Ménéham, Village de pêcheurs et de goémoniers qui fut habité jusque dans les années 1980 avant de devenir la propriété de la commune de Kerlouan. Entièrement restauré, le village qui se trouve derrière le chaos de rochers est aménagé pour le tourisme, on y trouve gîtes et boutiques d’artisans. Ne pas omettre la côte qui est à elle seule un véritable monument.